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Le registre d'entrées et sorties d'une pension canine : ce qu'il doit contenir

Par L'équipe PetsPension · Rédaction

Le registre d'entrées et sorties est l'un des documents que la DDPP contrôle en priorité dans une pension animalière. Contenu obligatoire, durée de conservation, forme acceptée : le point complet pour être en règle.

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Si vous gérez ou vous apprêtez à ouvrir une pension canine, une question revient tôt : que doit contenir exactement le registre d'entrées et sorties, et sous quelle forme la DDPP l'accepte-t-elle ? C'est l'un des tout premiers documents demandés en contrôle, et une tenue approximative peut coûter cher — pas seulement en amende, mais en temps perdu à tout reconstituer sous pression. Voici ce que dit le cadre réglementaire, et comment le tenir sans que ça devienne une corvée quotidienne.

Avertissement : cet article vise à orienter, pas à faire office de conseil juridique. Les seuils et références évoluent ; vérifiez toujours le texte en vigueur sur Légifrance ou auprès de votre DDPP avant toute décision qui vous engage.

Pourquoi ce registre est une obligation, pas une option

Le Code rural et de la pêche maritime (notamment les articles R.214-30 et suivants) impose à tout établissement hébergeant des chiens ou des chats contre rémunération de tenir un registre retraçant les mouvements d'animaux. L'objectif est double : garantir la traçabilité sanitaire en cas d'épidémie ou de suspicion (la fameuse toux du chenil, par exemple) et permettre à l'administration de vérifier que l'établissement respecte sa capacité d'accueil déclarée.

Ce n'est pas un exercice de paperasse pour la forme. En cas de contrôle DDPP, c'est souvent le premier document demandé — avant même la visite des box.

Ce que le registre doit contenir

Pour chaque animal accueilli, le registre doit permettre de retrouver au minimum :

  • son identification (numéro I-CAD, type de puce ou tatouage) ;
  • les coordonnées du propriétaire ou détenteur (nom, adresse, téléphone) ;
  • les dates précises d'entrée et de sortie ;
  • des éléments sur le statut sanitaire (vaccinations à jour, traitement en cours le cas échéant).

Certains établissements y ajoutent la race, l'âge et des observations comportementales — ce n'est pas exigé partout, mais c'est une bonne pratique qui facilite le suivi au quotidien.

Sous quelle forme le tenir ?

Le texte n'impose pas un format unique : cahier relié, classeur, ou registre numérique sont tous envisageables, à condition que les informations soient non modifiables a posteriori et consultables à tout moment lors d'un contrôle. C'est précisément ce point — la non-modification rétroactive — qui pose problème avec un tableur classique : rien n'empêche techniquement de corriger une date après coup, ce qui fragilise la valeur probante du document en cas de litige ou de contrôle. Un registre numérique conçu pour cet usage enregistre chaque mouvement comme un instantané figé, jamais recalculé.

Combien de temps conserver les données ?

La durée de conservation usuellement retenue pour ce type de registre est de trois ans à compter de la dernière inscription — vérifiez ce délai dans le texte en vigueur, il peut être précisé ou ajusté par arrêté. En pratique, mieux vaut conserver plus longtemps que nécessaire : un registre archivé ne coûte rien, un registre perdu peut coûter une sanction.

Ce que la DDPP vérifie concrètement au contrôle

Lors d'une inspection, les agents croisent généralement le registre avec :

  • la capacité d'accueil déclarée de l'établissement (le nombre d'animaux présents ne doit pas la dépasser) ;
  • la cohérence des dates avec l'occupation réelle des locaux ;
  • le statut vaccinal renseigné pour les animaux présents le jour du contrôle.

Un registre à jour, lisible et cohérent avec la réalité du terrain est souvent perçu comme un signe de sérieux global de l'établissement — et inversement.

Les erreurs qui coûtent cher

  • Registre tenu "de mémoire" puis rempli en fin de semaine : les dates approximatives sautent aux yeux d'un contrôleur habitué.
  • Coordonnées incomplètes : un numéro de téléphone manquant empêche de recontacter un propriétaire en urgence.
  • Aucune trace de l'identification : c'est pourtant l'élément qui permet de rattacher sans ambiguïté un animal à son propriétaire.
  • Registre papier égaré ou endommagé : sans sauvegarde, la traçabilité de plusieurs mois peut disparaître d'un coup.

Foire aux questions

Le registre est-il obligatoire même pour une petite structure familiale ?

Dès lors que l'hébergement d'animaux se fait contre rémunération, l'obligation de traçabilité s'applique, quelle que soit la taille de l'établissement. Vérifiez votre situation précise auprès de votre DDPP.

Un tableur suffit-il ?

Il peut être toléré dans les faits, mais il ne garantit pas la non-modification rétroactive des données attendue par le texte. Un cahier relié ou un outil numérique dédié à cet usage est préférable.

Que risque-t-on en cas de registre incomplet ou absent au contrôle ?

Cela va du rappel à l'ordre à la sanction administrative selon la gravité et la récurrence constatées — chaque DDPP applique sa propre gradation. Mieux vaut ne jamais s'y exposer.

Le registre peut-il servir en cas de litige avec un client ?

Oui : il constitue une pièce factuelle sur les dates exactes de garde, utile en cas de désaccord sur la durée du séjour ou l'état de l'animal à son arrivée.


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